Université ou école privée, comment choisir ?

Université ou école privée, comment choisir ?

À la fin du lycée vient le temps de choisir les études supérieures. Faut-il s’inscrire en université ou privilégier une école privée. Plusieurs critères sont à prendre en compte pour prendre la décision la plus adaptée.

D’après les chiffres du Ministère de l’enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, pour l’année 2016-2017, 474 500 étudiants ont choisi l’enseignement privé et 1,6 millions se sont inscrits à l’université. Choisir l’un ou l’autre des cursus implique de bien se connaître et de savoir ce qui correspond le mieux à son profil.

Un pas vers l’autonomie en université, et un cadre sécurisant dans le privé

Un premier critère important à prendre en compte pour faire le choix entre université et école privée est la capacité et la volonté à travailler de manière autonome. En effet, l’université offre une plus grande liberté et plus d’autogestion. La présence en cours magistraux n’est pas vérifiée, au bon vouloir de chacun de s’y présenter. Les classes sont plus nombreuses et donc plus impersonnelles. L’aspect positif de ces mêmes points est qu’elle offre aux étudiants une plus grande autonomie dans leur apprentissage.
A contrario, dans les écoles privées, les classes sont généralement moins nombreuses, la présence de chacun est vérifiée. Ce qui peut être plus rassurant pour des élèves qui ont besoin d’un cadre structurant, notamment après le lycée. Passer un test de personnalité peut vous aider à mieux analyser votre style d’apprentissage et vos préférences de fonctionnement.

Deux approches pédagogiques différentes

Les écoles privées disposent d’une relation privilégiée avec le monde professionnel. Les formations se veulent professionnalisantes et elles proposent une pédagogie concrète qui vise l’insertion dans la vie active. Par ailleurs, elles disposent généralement d’un réseau d’entreprises, tant national qu’international, qui favorise la recherche de stages voire même d’emplois par la suite.
Cependant les universités ont également progressé sur le sujet et tissent de plus en plus des liens étroits avec le monde professionnel. Toutefois, la formation en université est moins axée sur le monde professionnel et met l’accent sur la culture générale. Le travail personnel et la recherche font partie de l’ADN du cursus universitaire. Les connaissances acquises par les étudiants seront plus vastes et plus généralistes que dans la plupart des écoles privées. Par ailleurs, les universités proposent une variété de cursus courts ou longs qui permettent aux étudiants de construire leur parcours selon leurs envies.

Des diplômes reconnus

Certaines écoles privées ne sont pas reconnues par l’État. Aussi les examens de fin d’études ne sont pas validés par un diplôme mais par un certificat. La qualité de la formation peut être très bonne mais il est important de garder en tête que cela ne délivre pas nécessairement un diplôme reconnu par l’État, ce qui sera toujours le cas à l’issu d’une formation universitaire.

Une question de prix

Un autre facteur qui va souvent être pris en compte dans le choix entre l’université et l’école privée est bien entendu le prix affairant aux études. En effet, la différence des frais d’inscriptions est très importante. Dans les établissements publics les frais pour l’année 2018-2019 s’élevaient à 170 euros pour une année de cycle de Licence, 243 euros pour une année de Master et 601 euros pour une année en formation d’ingénieur dans un établissement sous tutelle du ministère de l’enseignement supérieur. Et les études à l’université sont totalement gratuites pour les élèves boursiers. Ces frais très peu élevés sont rendus possible grâce au fait qu’en France l’État assure 90 % de l’effort financier, l’un des plus important dans le monde.
Naturellement, ils sont bien plus importants dans les établissements privés, notamment dans les écoles de commerce. Ceux-ci sont très variable d’un établissement à un autre. Pour donner une fourchette de prix, ils se situent entre 3 000 et 10 000 euros par an. Heureusement il existe, pour ceux qui souhaitent intégrer une école privée, des solutions de financement parmi lesquelles l’alternance, qui permet, en outre, d’acquérir une expérience professionnelle. Il est sinon possible de faire un prêt étudiant, parfois de bénéficier d’aides de la région ou de l’État ou encore de cumuler les études avec un job d’étudiant. Si vous optez pour cette voie, assurez-vous de faire le bon choix en sélectionnant un conseiller d’orientation privé qui saura pour aiguiller dans la jungle des formations.

La reconnaissance sur le marché du travail

L’objectif final des études est de trouver un emploi. Et, d’après les derniers chiffres du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le taux d’insertion professionnelle des diplômés de master est en progression. Selon une enquête qui avait été menée sur les étudiants ayant obtenus leur master en 2014, 91 % des diplômés avaient un emploi 30 mois après. Ce taux d’insertion varie toutefois selon les domaines disciplinaires. Si ces chiffres sont plutôt encourageants, ils restent encore inférieurs à ceux obtenus par les grandes écoles. En effet, d’après l’enquête insertion de la Conférence des grandes écoles (CGE) pour la même promotion, 96,5% des diplômés d’une grande école étaient en poste deux ans après l’obtention de leur diplôme.
Par ailleurs, il subsiste également une disparité de salaire entre les jeunes issus de l’université et ceux qui ont suivi une formation dans une école privée. Un titulaire de master percevrait ainsi en moyenne 27 900 euros brut par an 18 mois après la fin de ses études contre 33 000 euros brut par an pour un diplômé de grande école.

Il est avant tout nécessaire de choisir la formation qui plait réellement. Les inconvénients de l’une ou l’autre des formations pourront être palliés par la motivation, en multipliant les stages dans le cadre de l’université et en poussant ses recherches dans le cadre d’une école privée.